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Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : prologue.

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  Tome III : septième partie Anna et Giacomo (1966- 1980)   Prologue   Paris, 8 janvier 1966. Le général de Gaulle venait d’être réélu Président de la République, mais pas aussi largement qu’il l’avait espéré. Il avait reformé son ministère, renouvelant sa confiance à Georges Pompidou en tant que Premier ministre.    C’était le soir et dans son bureau, le général travaillait, examinant la valise diplomatique venant de Grande-Bretagne. Un feu pétillait joyeusement dans la cheminée, réchauffant l’atmosphère. La nuit était déjà tombée et, de loin en loin, malgré le grand parc, les rumeurs anodines d’une vie quotidienne parvenaient au Président.    Un instant, le vieil homme ôta ses lunettes et cessa de lire le courrier. Tout entier pris par une pensée qui l’avait saisi, il monologua : - La France a-t-elle eu raison de m’avoir élu une seconde fois ? Les hommes sont ingrats. Ils s’imaginent que la grandeur d’un pays pass...

Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1965 (3).

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    Château de Ravensburg, 4 décembre 1965.    C’était un samedi soir. La grande horloge à balancier du hall indiquait 20 heures 35.    Le propriétaire des lieux venait d’achever un souper frugal, suivant en cela les recommandations de son médecin. Il s’était contenté d’avaler une aile de poulet accompagnée de haricots verts et d’une compotée de poires. Pour boissons, un seul verre de vin et un thé parfumé à la bergamote, afin de mieux dormir.    Détendu, le sexagénaire demanda à sa femme de charges, une Bavaroise d’origine d’un âge certain, à l’esprit très terre à terre, de le laisser seul dans le salon. Pour être certain de ne pas être dérangé, il lui accorda sa soirée.    Assuré ainsi de sa tranquillité, Otto s’installa confortablement dans un profond fauteuil de cuir, siège qui faisait face à une vitrine dans laquelle était renfermé l’automate. Sur sa gauche, un feu de bois brûlait, atténuant l’humidité de la pièce aux hauts ...