Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1968 (2).
Giacomo Perretti, quant à lui, se trouvait déjà en 1995 car l’agent temporel était venu le cueillir en premier et le retirer de sa bonne année 1968. Le journaliste philosophe était sorti effectuer un petit tour dans un des quartiers de l’immense métropole afin de faire plus ample connaissance avec cette fin de siècle démentielle. La curiosité ici était mauvaise conseillère car notre Italien avait été conspué par les Américains qui avaient vite compris que Perretti était un étranger, sans doute à sa mine et à sa tenue, celle-ci des plus ordinaires. En effet, croyant passer inaperçu, Giacomo avait pris soin de revêtir l’espèce d’uniforme passe-partout des Yankees mais de la fin de la décennie des années 1960, c’est-à-dire un jean un peu élimé et une chemise à carreaux, une casquette de toile bleue, des baskets avec des chaussettes de tennis. Or voilà qu’il avait été repéré et facilement encore car notre Tempsnaute avait innocemment omis d’adjoindre à sa vêture un masque antiradia...