Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1970 (3).
Parallèlement, dans une autre sphère spatio-temporelle, à Naples plus précisément, en ce début de l’an de grâce 1763, Antonio della Chiesa affrontait les théologiens, profondément outrés par les écrits du chevalier. Reprenant les sentiers déjà défrichés par son prédécesseur, Fra Vincenzo, Antonio parvenait à établir de façon durable une synthèse entre les idées et écrits du moine mort tragiquement et les théories émises par les Tibétains. Pour le Napolitain, il allait de soi que temporalité, intemporalité, atemporalité et divinité étaient étroitement liées. On conçoit que l’Eglise catholique, qui sentait derrière ces thèses des relents de fagots, désirait et pressait afin d’intenter un procès en inquisition à l’encontre de l’imprudent chevalier. Or, ce dernier ne parviendrait à éviter le bûcher qui le menaçait que parce qu’il allait mourir assassiné à la suite d’une action menée avec succès par Johann van der Zelden, le metteur en scène occulte et anachr...