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Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1970 (3).

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    Parallèlement, dans une autre sphère spatio-temporelle, à Naples plus précisément, en ce début de l’an de grâce 1763, Antonio della Chiesa affrontait les théologiens, profondément outrés par les écrits du chevalier. Reprenant les sentiers déjà défrichés par son prédécesseur, Fra Vincenzo,    Antonio parvenait à établir de façon durable une synthèse entre les idées et écrits du moine mort tragiquement et les théories émises par les Tibétains. Pour le Napolitain, il allait de soi que temporalité, intemporalité, atemporalité et divinité étaient étroitement liées. On conçoit que l’Eglise catholique, qui sentait derrière ces thèses des relents de fagots, désirait et pressait afin d’intenter un procès en inquisition à l’encontre de l’imprudent chevalier. Or, ce dernier ne parviendrait à éviter le bûcher qui le menaçait que parce qu’il allait mourir assassiné à la suite d’une action menée avec succès par Johann van der Zelden, le metteur en scène occulte et anachr...

Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1970 (2).

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    Une petite ville du Texas comme il y en avait tant en ce jour de printemps de l’année 1970. Il faisait chaud, l’air lourd et moite rendait la température difficilement supportable tandis que le soleil brillait dans un azur sale, blessant la vue des rares passants et chalands. Les rues désertes sommeillaient sous une canicule précoce et, seul, le gérant du magasin général, sur le pas de sa boutique, s’éventait et s’essuyait régulièrement un front dégoulinant de sueur, espérant un éventuel client. En fait, le bonhomme attendait le car qui passait dans Main Street avec une précision d’horloge métronomique. Enfin, l’autobus qui effectuait le circuit Corpus Christi-Victoria    stoppa au centre de la grand-rue. Un unique voyageur en descendit. Vêtu assez pauvrement d’une vieille chemise usée au col échancré, d’un pantalon à la couleur délavée, tombant en accordéon sur les talons, et d’une paire de tennis autrefois blanches mais désormais grisâtres, l’inconnu hasarda...