Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1969 (3).
Horrifié, Antonio recula, craignant d’être contaminé par l’effrayant phénomène en train de se produire. Pourtant, le chevalier ne put faire plus d’un demi pas. En effet, tout se figea une courte seconde. Tous les êtres vivants, les animaux, les humains, le ciel, le soleil même s’immobilisèrent brusquement, sans signe annonciateur, comme saisis pour l’éternité. Puis, le mouvement reprit, d’abord hésitant, puis plus sûr, plus rapide, tous les vivants achevant leurs gestes ou occupations interrompus. Etant parvenu à réaliser cet exploit de la remise en route de la bonne chronoligne, ayant fait fi du heurt temporel de deux pistes autres au minimum, Michaël s’adressa à Stephen sur le mode mental. - Oui, Stephen, j’ai effacé les élucubrations du continuum spatio-temporel dues au Commandeur Suprême. Mais je n’ai aucune honte à avouer que, là, j’ai cru échouer. Il est allé très loin, presque trop loin. Encore un coup de cette force, et nous sommes bons pour les limbes… Antoni...