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Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1969 (2).

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  Naples, 26 avril 1762.   Dix heures du matin venaient de sonner aux différents clochers de la grande cité. Celle-ci s’adonnait à ses activités habituelles avec des vendeurs à la sauvette, des mendiants, des éclopés, des marchands des quatre saisons, des pêcheurs, des cabaretiers qui hélaient d’éventuels clients, des moines et des prêtres, des processions en faveur de quelques saints obscurs, des tire-pots, des nobles avec leurs épées battant les flancs, et des prostituées aux yeux rougis par le manque de sommeil, en quête d’un déjeuner sous les yeux inquiets de leurs souteneurs.    S’étalant paresseusement au soleil, la ville dégageait une fétide odeur où se mêlaient les effluves du crottin abondamment versé par les chevaux et les ânes, les remugles des eaux stagnantes et du poisson pourri, les relents de crasse émanant des corps jamais lavés des miséreux bien trop nombreux. Parmi tous ces gens anodins, Stephen, Michaël, Archibald et Giacomo déambulaient da...

Un goût d'éternité 7e partie : Anna et Giacomo : 1968 (3) -1969 (1).

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  Le 25 avril 1762, un navire marchand battant pavillon français revenait de Pondichéry    dans l’Océan Indien, et, entrant lentement et majestueusement dans la rade de Naples, fit escale dans le port. Revenant de son long séjour tibétain, le chevalier napolitain était à son bord. Pour lui, son expédition s’achevait ici. Avec un soupir où se mêlaient à la fois le soulagement et le regret, il descendit sur les quais et aborda un porteur qui se hâta, moyennant finances, de prendre les bagages du voyageur. Or, ce même jour, concomitamment, c’est-à-dire vers les dix heures du matin, en rase campagne napolitaine, alors que le soleil, déjà chaud, dorait les champs, quatre hommes, des étrangers, pénétraient dans une auberge assez miteuse. Ils étaient vêtus de drap solide et de bottes de cuir taillées pour la marche. Leurs cheveux respectaient les usages de ce temps, noués soigneusement en catogan, mais cependant non poudrés. Apparemment, les quatre voyageurs avaient chemin...