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Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1953 (4).

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  Le 31 juillet 1954, l’autonomie interne était accordée à la Tunisie grâce à Mendès-France.   Un des hommes robots de l’Ennemi filmait le discours de Carthage prononcé par le Président du Conseil français et ce, à but d’archivage.    Quelques mois plus tard, plus exactement le 23 octobre de cette année 1954 si riche en événements historiques, c’était la fin du régime d’occupation en Allemagne fédérale. Désormais, la RFA était admise au sein de l’OTAN. Franz s’en réjouit, bien sûr. Mais il était loin de ses pénates, traquant ledit capitaine Helmut Müller non plus en Argentine mais bel et bien au Mexique. Dans cette course poursuite, Raoul d’Arminville l’accompagnait. Le vieillard avait décidément bon pied bon œil. Ses simagrées concernant un éventuel décès prochain de sa part étaient désormais oubliées. L’assassin exécuteur de Dniopr bénéficiait d’aides occultes, c’était pourquoi il avait pu anticiper et fuir l’Argentine. Maintenant réfugié à Chihuahua sous une...

Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1953 (3).

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  Le jour même de l’anniversaire de Franz, s’ouvrit la conférence de Genève sur l’Indochine.    Otto effectua un petit voyage d’affaires en France en pleine crise ministérielle résultant de Dien Bien Phû. Apprenant la chute du gouvernement Laniel par la presse, l’ex-baron von Möll demeura totalement indifférent à cet imbroglio politique hexagonal. Pourtant, la promesse de Mendès France,    une fois son cabinet constitué, d’obtenir le cessez-le-feu en Indochine avant le 20 juillet ne le laissa pas de glace. Bien qu’il raisonnât désormais en véritable Américain, Otto professait toujours des idées progressistes. Il souhaitait voir vivement comment la France allait se tirer de ce guêpier et décida donc de se rendre à Genève. Dans le taxi le conduisant à Orly, le chercheur et homme d’affaires pensait : « La France se refuse à l’admettre, mais elle n’est plus qu’une puissance de seconde zone, tout comme la Grande-Bretagne d’ailleurs. A qui l’avenir appartien...