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Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1945 (4).

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  1 er Octobre 1993. Près de 17 heures trente. Comme à l’accoutumée, des policiers étaient postés en faction devant l’immeuble appartenant au richissime financier américain Johann van der Zelden dans le quartier d’affaires de la capitale fédérale allemande, Bonn.  Un sergent, achevant de fumer sa cigarette, écrasa son mégot sous son talon et jeta à son collègue : - Ah ! Voilà ce fameux van der Zelden qui rentre de voyage. 17 heures 28. Mazette ! vise un peu sa mallette ! Du beau cuir, du matos de première… Il y en a qui ne se refusent rien.    - Oui… la vie est injuste, chef, répliqua son subordonné. Moi, ce qui m’importe, c’est qu’à dix-huit heures, j’aurai fini mon service. Effectivement, ledit Johann, mallette de cuir noir attachée à sa main droite par une chaîne en or, empruntait l’ascenseur qui le menait directement à son bureau. Les locaux de cet étage étaient vides depuis 17 heures. Une fois devant la porte, l’Américain fut id...

Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1945 (3).

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  Dès le 7 mai 1945, l’Allemagne nazie signait la capitulation sans conditions et, le lendemain, l’armistice était officiellement proclamé.    Toutefois, la Seconde Guerre mondiale n’en était pas terminée pour autant. Elle se poursuivait toujours dans le Pacifique, le Japon se refusant à déposer les armes. Son territoire n’était pas envahi et cela justifiait, du moins aux yeux des dirigeants et de la majorité de la population que le conflit ne prît pas fin.   *****   Mais à des milliers de kilomètres de là, bien loin de toutes ces préoccupations, à Sainte-Marie-Les-Monts, le 15 mai 1945, mademoiselle Granier épousait enfin son bel officier allemand, d’abord civilement, ensuite religieusement. Dans la même foulée, François, le petit garçon était porté sur les fonts baptismaux. Le bébé avait pour parrain le propre frère de la jeune épousée, François Granier, le jeune homme ayant décidé de revenir vivre dans son village natal, et pour marraine, Nadine F...