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Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1962-1963 (4)

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    Le pape Jean XXIII mourut le 3 juin 1963.    Dès le 21 juin, le conclave, réuni à Rome, élit un nouveau souverain pontife, le cardinal Montini. Il prit le nom de Paul VI    et promit de poursuivre l’œuvre de Vatican II. L’Eglise se réformait mais pas aussi profondément que ce qui était souhaité par certains. En janvier 1964, le successeur de Pierre se rendrait en Terre Sainte. A quelques milliers de kilomètres de là, Sergueï Antonovitch Paldomirov assistait en témoin privilégié à la conférence russo-chinoise qui se tint du 6 au 20 juillet 1963. Cette conférence le renforça dans son analyse politique orientée de la situation. Désormais, l’URSS n’avait plus besoin de Nikita Khrouchtchev pour la gouverner. Seule une collégialité, autrement dit le Politburo, devait conduire la destinée de l’immense conglomérat composé de plusieurs nationalités qu’était sa patrie. En fait, l’Union soviétique connaissait de graves problèmes agricoles. Les récoltes de blé ...

Un goût d'éternité 6e partie : Otto : 1962-1963 (3).

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  31 octobre 1962. La cité du Vatican.    Un gros homme difforme et laid, vêtu sans élégance d’un costume de tweed froissé, le ventre orgueilleusement proéminent,    les joues flasques, les yeux mi-clos, la main grasse, molle et moite, la démarche lourde et chaloupée, fumant éternellement un cigare d’une taille conséquente, respirant avec difficulté le plus souvent, était reçu par le camerlingue de Sa Sainteté Jean XXIII dans un des bureaux admirablement meublés et ornés des bâtiments séculaires.    Tendant ses lettres de créance, l’inconnu était désormais accrédité par le « ministre des affaires étrangères » du Vatican. Or, l’individu n’était pas n’importe qui, loin de là. Ce diplomate à la quarantaine bien sonnée, n’était autre que le sous-secrétaire de l’ambassadeur des Etats-Unis en poste dans l’Etat pontifical. Lors d’un déjeuner dans l’une des meilleures et des plus chères tables de Rome, Humphrey Grover, c’était là son identi...